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L'Approche DialoguE 1
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AUX PROFESSEURS DialoguE a introduit une nouvelle
Approche dans l'enseignement et l'apprentissage des langues. Le Wall
Street Journal estime que l'Approche DialoguE est l'une des meilleures.
Les 2 articles ci-dessous décrivent l'Approche DialoguE: L'Approche DialoguE
L'APPROCHE DIALOGUE Pour communiquer rapidement et efficacement en français Étudier, apprendre
une langue étrangère revêt pour chacun d'entre nous
des significations tellement différentes, opposées parfois
même, qu'il n'existe pas, en fait, de "méthode-miracle"
universelle. L'efficacité DialoguE Celui qui désire, quels
que soient ses objectifs, son niveau, améliorer sa performance
dans une langue étrangère, tient, c'est évident,
à obtenir des résultats concrets, à la fois rapides
et durables. C'est ce que permet l'approche DIALOGUE. 45 séances
d'une heure, par exemple, permettent à un débutant complet,
chinois, américain ou autre, de communiquer efficacement en français.
Au bout de ce même laps de temps, un apprenant dit "avancé"
est en mesure d'animer en français le séminaire qu'il
anime déjà dans sa langue maternelle. L'approche Dialogue,
permet à chacun, qu'il soit débutant ou bilingue, d'accomplir
des progrès spectaculaires, et ce, en un minimum de temps. A quoi est due cette efficacité? L'approche Dialogue, ainsi
qu'il a déjà été dit plus avant, recrée
les conditions naturelles de l'apprentissage. Elle offre à l'apprenant
la possibilité d'apprendre le français d'une façon,
si pas identique, du moins très semblable à celle dont
il a appris sa langue maternelle. L'objectif de tout apprenant n'est-il
pas, au bout du compte, de pouvoir penser directement dans la langue
nouvelle? Tant qu'il n'y parvient pas, il doit déployer tant
d'efforts pour s'exprimer que le contenu de son message en souffre énormément.
Dès qu'il ne traduit plus, il peut se concentrer entièrement
sur les idées qu'il tient à exprimer, et communiquer ou
négocier ainsi avec un maximum d'efficacité. A partir
du moment où il peut vivre les mêmes conditions que celles
qu'il a connues pour posséder sa langue maternelle, il atteindra
cet objectif. Il convient donc de l'aider à, d'une part, découvrir
la langue nouvelle et à, d'autre part, se l'approprier. De recréer
donc les conditions naturelles de la découverte et de l'appropriation
véritable de la langue. Les conditions naturelles de la découverte Toute découverte doit
être, sous peine de s'étioler rapidement, motivante. Et
elle ne le sera réellement que si un certain nombre de conditions
essentielles sont réunies. Que convient-il d'offrir à
l'apprenant? Une découverte vivante et non artificielle Un environnement totalement francophone L'apprentissage naturel d'une
langue ne peut se faire que dans un milieu où tout le monde s'adresse
à l'apprenant dans la langue qu'il est en train d'apprendre.
Si pour l'une ou l'autre raison, cette formation ne peut avoir lieu
dans un pays francophone, Dialogue recrée cet environnement dans
les centres de formation des sociétés multinationales
ou les écoles qui font appel à ses services. Les stagiaires
vivent toute la journée, par exemple, en compagnie de leurs professeurs,
petit déjeuner et soirée compris. Quand la formation s'étale
sur plusieurs semaines, dans un milieu non francophone, la salle où
les apprenants se retrouvent offre toutes les caractéristiques
d'une oasis francophone. Un environnement non scolaire Le mot "oasis",
choisi à dessein, dit bien que l'apprenant ne sera réellement
motivé que s'il n'a pas l'impression de se retrouver à
l'école. La où les salles de formation ne sont en aucun
cas des classes, mais des salles de réunion, de conférences,
des salons, etc., des lieux où l'on communique vraiment. L'apprenant
ne "subit" pas de test frustrant à l'arrivée:
ses guides (et non ses "professeurs"), en l'écoutant,
en s'intéressant à lui, l'évaluent sans qu'il s'en
aperçoive. Si l'apprentissage se fait en groupes, les participants
sont invités, avant leur formation, à se présenter
quelques minutes sur une cassette. Ces présentations permettent
aux formateurs Dialogue de créer les groupes les plus homogènes
possibles. De même, au cours de la formation, il n'y a pas d'interrogations,
mais des révisions "naturelles" sous forme de dialogues,
(entre le professeur et l'apprenant, entre les apprenants entre eux).
Grâce à ces révisions, l'apprenant peut se situer.
Il ne désire pas être "évalué",
mais souhaite "évoluer", et constater qu'il le fait,
et rapidement. A la fin de son apprentissage, l'apprenant évalue
cette fois-ci, et lui-même, en fonction de son niveau de départ,
les progrès accomplis sur une grille reprenant 8 aspects fondamentaux:
la compréhension écrite, la compréhension orale,
la prononciation, l'aisance (expression orale), la grammaire, le vocabulaire
général, le vocabulaire professionnel et la réalisation
des tâches. La réalité et le vécu Chaque séance Dialogue
part, soit de documents authentiques (journal télévisé,
articles, chansons, documentation professionnelle, ou même le
manuel employé par l'apprenant dans sa classe au lycée),
soit de ce que l'apprenant lui-même exprime ou veut communiquer.
De plus, tout exemple (de structures difficiles, d'explication de vocabulaire)
proposé par l'animateur Dialogue est aussi inspiré du
vécu de l'apprenant ou de la séance à laquelle
il participe. Une découverte enrichissante répondant aux besoins Découvrir une langue
n'est motivant que si cette découverte répond aux objectifs
de l'apprenant. L'objectif majeur de celui qui apprend une langue vivante
est de pouvoir l'employer le plus rapidement possible. Il ne sera en
mesure de le faire que si on lui procure les moyens de communiquer dans
les situations où il aura à utiliser la langue étrangère.
L'animateur Dialogue sélectionne les phrases les plus aptes,
les "actes de parole" les plus utiles et le vocabulaire auquel
l'apprenant devra fréquemment recourir (à l'écrit
et/ou à l'oral). Une découverte Harmonieuse et non frustrante Une autre facette de la personnalisation,
c'est l'adaptation au "style cognitif" de l'apprenant. On
peut dire, comme Reinert (1), que le style cognitif d'une personne est
la façon dont elle est "programmée pour apprendre
le plus efficacement possible". Chacun, donc, a sa façon
d'apprendre. Et cette stratégie d'apprentissage dépend
essentiellement du style social de la personne, de la façon dont
elle vit en société. Si le besoin fondamental de l'apprenant
n'est pas respecté et nourri, l'apprentissage devient vite frustrant.
Pendant qu'il découvre la langue étrangère, et
la communication dans cette langue, l'apprenant cherche confusément
à satisfaire son besoin de valorisation, ou d'admission, ou de
réalisation, ou de sécurisation. Grâce à
la formation Persona (2), l'animateur Dialogue répond à
ce besoin fondamental qu'il a détecté et élabore
en conséquence la stratégie d'apprentissage qui convient
à chacun. Il respecte ainsi son rythme d'apprentissage, tient
compte de sa façon d'aborder l'univers qui l'entoure, de privilégier
soit la théorie, soit la pratique. Le professeur sait ce qui
frustre et motive l'apprenant et s'adapte ainsi à sa personnalité.
Une découverte accompagnée Découvrir un nouveau
monde peut certes se faire seul. Mais à quel prix, avec quelle
dépense d'énergie! Même l'explorateur le plus chevronné
recourt à un guide qui lui permettra de gagner du temps, d'éviter
de faire des erreurs. Aussi l'approche Dialogue propose-t-elle à
tout "explorateur" de la langue française un guide
expérimenté avec lequel tout d'abord il se sentira en
confiance. Un climat de confiance L'apprenant acquiert chez
Dialogue, dans les premières conversations, ce qui lui manque
souvent le plus: la confiance en soi. La peur de parler, de s'exprimer
disparaît rapidement, grâce au climat de confiance qu'instaurent
l'animateur formé à la communication Persona et la méthode
Dialogue. La Maïeutique Socratique Pour accélérer
le processus de découverte, le formateur Dialogue - le nom de
la méthode est d'ailleurs emprunté au Dialogue de Platon
- recourt à la maïeutique socratique. Autrement dit, l'art
d'accoucher les idées. Le formateur est là pour aider
à mettre au monde les idées de l'apprenant. Il part du
savoir et du vécu de celui-ci, en lui posant constamment des
questions. Comme le dit Louis Not (3), "la méthode Socratique
se soucie apparemment moins de transmettre que de faire découvrir.
Il n'y a plus à apprendre, simplement à retenir ce que
l'on sait déjà implicitement, et que les questions ont
pour but de rendre explicite". S'adaptant à chaque situation,
l'animateur Dialogue analyse donc le contenu global et développe
des questions qui permettent à l'apprenant d'arriver à
la prise de conscience de ce contenu. Que l'apprenant ait ou non des
connaissances, l'accompagnateur choisit le chemin le plus naturel, part
toujours du plus simple vers quelque chose de plus complexe, tout en
construisant sur le vécu. La gestion de l'erreur La méthode Dialogue
est fondée sur la notion de rétro-action ou feed-back,
ce système cybernétique mis au point par M.A. Crowder
(4) lorsqu'il a cherché à remplacer le maître par
une machine simulant la relation interpersonnelle. Les progrès concrets et immédiatement vérifiables Grâce à cette
démarche motivante, l'apprenant mesure automatiquement les progrès
qu'il réalise. Il se rend compte qu'il peut enfin exprimer sa
pensée alors que quelques instants auparavant il ne pouvait le
faire ou assez maladroitement. Il s'aperçoit également
que ce brouillard qui entourait sa compréhension se disperse
complètement et qu'il est à même de reformuler ce
qu'il a compris. Mais cette reformulation ne sera aisée qu'après
avoir assimilé et fixé les structures et le vocabulaire,
qu'après s'être approprié la langue. L'appropriation de la langue La découverte, aussi
motivante soit-elle, ne suffit pas, en effet, pour s'approprier une
langue. Un des obstacles majeurs à la communication, c'est que
l'apprenant a souvent tendance à se référer à
sa langue maternelle. Il traduit plus qu'il ne communique dans la langue
apprise. Il s'agit donc de lui faire acquérir, et ceci, dès
le début, une sorte d'automatisation identique à celle
à laquelle il recourt, en communiquant dans sa langue maternelle.
Tant qu'il n'y a pas AUTOMATISATION, l'apprenant se concentre trop sur
la FORME et est, fatalement, peu réceptif au FOND, et cette façon
de s'exprimer provoque, chez lui, une dépense énorme d'énergie
et de concentration. Il risque également de fixer des formes
"erronées" et tout pédagogue sait combien il
est difficile de supprimer les mauvaises habitudes ("fossilisation
des erreurs"). Le plaisir de communiquer grâce à l'automatisation Pour que l'apprenant communique,
sans trop de FATIGUE, pour qu'il ne traduise plus et qu'il atteigne
le PLAISIR de communiquer dans la langue étrangère, il
doit impérativement atteindre le stade de la PROCÉDURALISATION
des structures de la langue nouvelle. On estime, en général,
que 3000 répétitions sont nécessaires pour faire
acquérir ce que Jean-Paul Narcy (5) appelle, une "routine",
c'est-à-dire, la procéduralisation d'une structure. Skinner revu par Socrate Atteindre le chiffre de 3000
réitérations pour installer les sous-capacités,
au cours d'une formation, est évidemment irréaliste. Mais
en s'inspirant de la méthode coactive développée
par Skinner, qui s'est surtout attaché aux phénomènes
de renforcement (répétition de l'acte), de motivation
(récompense immédiate) et d'exclusion de l'erreur (pas
de punition), en la rendant naturelle, et en la couplant à la
Maïeutique, la méthode Dialogue arrive à un résultat
remarquable. Elle fixe, tout d'abord, grâce à un questionnement
naturel, les structures et le vocabulaire utiles, la prononciation,
l'intonation adéquate, dans la mémoire à court
terme de l'apprenant. Celui-ci en répondant aux questions, qui
sont autant de variations à partir d'un même thème,
apprend à jongler avec les structures et le vocabulaire (synonymes,
antonymes, etc.) et ne fait plus appel à la traduction. Il corrige,
en situation de communication, les erreurs de structuration interne.
Il entraîne les sous-capacités de compréhension,
en décodant la question, en écoutant des modèles
authentiques, et en identifiant des messages (du global vers le détail). En guise de conclusion Commme le rappelle Jean-Claude
Narcy (5), on considère, en général, qu'il y a
4 seuils importants à faire franchir par l'apprenant. Il s'agit,
par ordre chronologique, du seuil psychologique ("confiance en
soi"), du seuil d'écoute (compréhension du message),
du seuil culturel (intérêt pour la culture "étrangère")
et du seuil linguistique (penser directement dans la langue cible). Bibliographie
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